AIRCITYDIAGNOSTIC était présent au salon MECAMAIS 2016

Le largage de trichogramme par drone : une solution efficace contre la Pyrale du maïs

Le Salon Mécamaïs est le rendez-vous incontournable des producteurs de maïs français.
Organisé par l’association des CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) du bassin de l’Adour, cet événement d’ampleur régionale rassemble tous les professionnels du monde agricole (agriculteurs, salariés de la production agricole, conseillers agricoles) mais également les partenaires de l’enseignement agricole (formateurs, étudiants…)
Vitrine reconnue des innovations technologiques, c’est au cours de l’édition 2016 que Flying Eye, par l’intermédiaire de son représentant local AIRCITYDiagnostic, a présenté la nacelle Matrico, une solution innovante de largage de Trichogrammes par drone.

L’utilisation des trichogrammes pour lutter contre la pyrale du maïs est déjà largement éprouvée. En France, plus de 130 000 hectares de maïs sont déjà protégés grâce à l’action parasitoïde de ces minuscules guêpes auxiliaires. Cependant, la pose manuelle des diffuseurs contenant les trichogramma brassicae s’avère fastidieuse et chronophage. Pour faciliter le recours à ce moyen de lutte, de nouveaux système de distribution des trichogrammes ont été mis en place. Des capsules en cellulose paraffinée contenant chacune 1 800 œufs de trichogramme. La société Flying Eye représentée par AIRCITYDiagnostic pour la région Nouvelle Aquitaine, a mis au point une nacelle facilitant le largage de ces capsules.« C’est une technique innovante, qui se développe sur notre secteur et s’inscrit dans le développement durable, précise Loïc Richard, responsable des opérations. L’enjeu est de diminuer le coût de traitement en développant des surfaces. » Actuellement, l’offre de service est proposée entre 15 et 20 euros l’hectare (hors coût des capsules autour de 55 euros l’ha).

Sept hectares en vingt minutes

Sur le drone équipé d’un GPS est installé un réservoir dont la capacité permet de traiter huit hectares (à raison de 100 capsules par ha) en vingt minutes, temps correspondant à l’autonomie de l’engin. Dessous, une nacelle équipée d’un compteur (capteur laser) distribue automatiquement les trichogrammes. « Une caméra visualise et enregistre le lâcher, précise Stéphane Vermersch, représentant de la société Flying Eye. En cas de problème, il est possible d’identifier la bande sur laquelle a eu lieu l’incident, pour ensuite refaire un passage. »

L’épandage des capsules se fait à une altitude de quinze mètres. Le drone peut atteindre la vitesse de 36 km/h. Sa portée est de 1 000 m. « En cas de vent supérieur à 25 km/h, son autonomie devient plus faible car il doit lutter pour conserver sa trajectoire, ajoute Stéphane Vermersch.» Lors de l’épandage, l’irrigation des parcelles doit être stoppée. A noter, l’utilisation de drone est interdite la nuit ainsi qu’à proximité de sites sensibles (installations nucléaires…) « En amont, sont établis les plans de vol à partir de l’étude des contraintes, explique-t-il. C’est le gros du boulot. Tout est ensuite enregistré dans un logiciel spécifique, ce qui permet le jour J de pouvoir lancer le vol très rapidement. »

Quelques chiffres :

1800, c’est le nombre d’œufs de trichogramme présents dans une capsule de la taille d’une bille (1.02g)
100 hectares, c’est la surface maximum traitée par un drone en une seule journée.
100 billes par hectare, c’est ce que le drone dépose lors du traitement.
180 000, c’est le nombre d’œufs de trichogramme à l’hectare.
Descriptif technique du système d’épandage :
– Programmation du parcours du drone par ordinateur
– 850 capsules embarquées pour couvrir 8,5 ha en un seul vol
– Comptage des billes et surveillance en temps réel sur le retour vidéo de l’opérateur
– Positionnement extrêmement précis (précision < 1m) de chaque lâché de bille grâce au GPS RTK – performance de largage > 99%